Dr Akrimi: L’appui de la gouvernance locale est crucial pour une bonne transition démocratique en Tunisie

La période postrévolutionnaire en Tunisie a été marquée par un déséquilibre majeur se manifestant principalement dans la dégradation du niveau de vie et de la qualité urbaine et environnementale, dans les tensions politiques et les difficultés économiques, ainsi qu’à travers l’instabilité sécuritaire.
Selon le docteur Neila Akrimi, directrice générale du Centre de Développement International pour la Gouvernance Locale Innovante : CILG/VNG International  (au bureau régional MENA à Tunis), l’appui de la gouvernance locale et des stratégies de développement des villes est crucial pour une bonne transition démocratique en Tunisie.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que se manifestent les actions du CILG qui visent le renforcement des capacités des municipalités et des administrations locales.
« Après la révolution, on a essayé de faire un lobbying pour la question locale en Tunisie. On a commencé par lancer des projets en guise d’appui à un pays en transition, car nous estimions que la dimension locale est très importante. »  explique docteur Akrimi avant d’ajouter : « Nos différents programmes sont financés par les Pays-Bas parce qu’on est une agence semi-gouvernementale ce qui fait que tous les programmes de  coopération décentralisées du gouvernement néerlandais passent par la VNG Internationale. Il a fallu, après la révolution en 2011, convaincre le gouvernement néerlandais qu’il y avait vraiment un espoir et qu’il fallait tendre la main à ceux qui en avaient besoin en Tunisie. ».
Sur le plan national, le CILG a appuyé toutes les réformes relatives à la décentralisation, et à la gouvernance locale en fournissant des services de renforcement des capacités de celle-ci, afin de lier la société civile au gouvernement et d’établir une feuille de route à vision commune.
Sur le plan local, le centre a misé sur le renforcement des capacités municipales en favorisant la bonne gouvernance et le leadership stratégique par l’implication du citoyen aux prises de décisions : « Le citoyen demande d’être au centre d’intérêt de la commune, ce n’est plus un consommateur passif, il veut désormais participer et dire ce qu’il pense. » indique Mme Akrimi.
Pendant les 5 dernières années, le CILG a mis au point des projets locaux de développement économique générant ainsi plus de 600 emplois directs et indirects en impliquant les jeunes promoteurs des régions internes du pays.
Basé à Tunis, le centre régional œuvre sur toute la région MENA, notamment en Lybie : « Nous travaillons de façon triangulaire ; la Tunisie, la Libye avec l’appui européen de la VNG International. Nous croyons fortement que l’extension géographique entre les deux pays et les intérêts communs sont d’une importance cruciale. La paix et la stabilité dans la région passent par une bonne coopération transfrontalière.»
A la lumière de la récente conférence internationale de l’investissement « Tunisia 2020 », l’ancienne diplomate docteur, a dit : « 2020 c’est dans quatre ans ! Il y a beaucoup de choses à faire. », « Je suis quelqu’un de très réaliste. Il ne faut pas prétendre qu’on va pouvoir résoudre tous les problèmes de la Tunisie par un slogan de timing. Je pense plutôt qu’il faut dire ;  « 2020, qu’est ce qu’on peut faire vraiment ? » et communiquer cela de façon claire au niveau politique et économique. »
Yesmine Mekni

La période postrévolutionnaire en Tunisie a été marquée par un déséquilibre majeur se manifestant principalement dans la dégradation du niveau de vie et de la qualité urbaine et environnementale, dans les tensions politiques et les difficultés économiques, ainsi qu’à travers l’instabilité sécuritaire.

Selon le docteur Neila Akrimi, directrice générale du Centre de Développement International pour la Gouvernance Locale Innovante : CILG/VNG International  (au bureau régional MENA à Tunis), l’appui de la gouvernance locale et des stratégies de développement des villes est crucial pour une bonne transition démocratique en Tunisie.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que se manifestent les actions du CILG qui visent le renforcement des capacités des municipalités et des administrations locales.
« Après la révolution, on a essayé de faire un lobbying pour la question locale en Tunisie. On a commencé par lancer des projets en guise d’appui à un pays en transition, car nous estimions que la dimension locale est très importante. »  explique docteur Akrimi avant d’ajouter : « Nos différents programmes sont financés par les Pays-Bas parce qu’on est une agence semi-gouvernementale ce qui fait que tous les programmes de  coopération décentralisées du gouvernement néerlandais passent par la VNG Internationale. Il a fallu, après la révolution en 2011, convaincre le gouvernement néerlandais qu’il y avait vraiment un espoir et qu’il fallait tendre la main à ceux qui en avaient besoin en Tunisie. ». Sur le plan national, le CILG a appuyé toutes les réformes relatives à la décentralisation, et à la gouvernance locale en fournissant des services de renforcement des capacités de celle-ci, afin de lier la société civile au gouvernement et d’établir une feuille de route à vision commune.
Sur le plan local, le centre a misé sur le renforcement des capacités municipales en favorisant la bonne gouvernance et le leadership stratégique par l’implication du citoyen aux prises de décisions : « Le citoyen demande d’être au centre d’intérêt de la commune, ce n’est plus un consommateur passif, il veut désormais participer et dire ce qu’il pense. » indique Mme Akrimi.Pendant les 5 dernières années, le CILG a mis au point des projets locaux de développement économique générant ainsi plus de 600 emplois directs et indirects en impliquant les jeunes promoteurs des régions internes du pays.
Basé à Tunis, le centre régional œuvre sur toute la région MENA, notamment en Lybie : « Nous travaillons de façon triangulaire ; la Tunisie, la Libye avec l’appui européen de la VNG International. Nous croyons fortement que l’extension géographique entre les deux pays et les intérêts communs sont d’une importance cruciale. La paix et la stabilité dans la région passent par une bonne coopération transfrontalière.» A la lumière de la récente conférence internationale de l’investissement « Tunisia 2020 », l’ancienne diplomate docteur, a dit : « 2020 c’est dans quatre ans ! Il y a beaucoup de choses à faire. », « Je suis quelqu’un de très réaliste. Il ne faut pas prétendre qu’on va pouvoir résoudre tous les problèmes de la Tunisie par un slogan de timing. Je pense plutôt qu’il faut dire ;  « 2020, qu’est ce qu’on peut faire vraiment ? » et communiquer cela de façon claire au niveau politique et économique. »

http://www.leaders.com.tn/article/21193-mme-neila-akrimi-gouvernance-strategies-tunisie
Dr Akrimi: L’appui de la gouvernance locale est crucial pour une bonne transition démocratique en Tunisie