Le Centre International de Développement pour la Gouvernance Locale Innovante
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Nouvelle stratégie urbaine pour neuf villes

a conception actuelle des villes tunisiennes ne leur permet pas de répondre aux défis importants auxquels elles sont confrontées.
La Fédération nationale des villes tunisiennes (Fnvt) a lancé, fin 2016, un programme de renforcement des initiatives de planification urbaine stratégique dans 9 villes tunisiennes.
Ce programme concerne au départ les villes de Béja, Gabès, Jendouba, Kairouan, Médenine, Monastir, Sidi Bouzid, et Tataouine, mais après des efforts menés par les autorités et les cadres techniques de la municipalité de La Soukra, cette belle ville-jardin de 130.000 habitants en fera aussi partie.
L’aménagement urbain en Tunisie
L’aménagement urbain a été toujours, et pendant des décennies, un simple urbanisme spatial, qui, avec le processus de croissance urbaine rapide, a causé des déséquilibres importants dans nos villes et lancé des défis à différents niveaux (territorial, économique, social et environnemental).
De plus, ce phénomène, combiné à des structures politiques essentiellement centralisées, fait que nos villes sont aujourd’hui incapables de répondre aux défis importants auxquels elles sont confrontées.
Ces villes doivent non seulement se prendre en charge, mais aussi jouer un rôle en tant qu’agent de développement local. Aussi, les besoins de décentralisation doivent-ils être davantage favorisés et promus pour parvenir à une bonne gouvernance et pour mieux répondre aux besoins de la population.
En un demi-siècle, notre pays a connu des mutations extrêmes et des bouleversements très rapides à tous les plans. Face aux défis que connaissent nos villes, les instruments classiques de planification urbaine deviennent de moins en moins efficaces pour un développement urbain harmonieux et durable.
Les stratégies de développement urbain
Pour répondre aux limites des instruments classiques, il y a lieu, aujourd’hui, d’anticiper et de tirer le maximum de bénéfices des mutations en cours et des investissements réalisés, de promouvoir l’image de la ville à travers des plans de marketing et de lobbying et de développer des synergies intercommunales entre les dimensions économiques, infrastructurelles, sociales et environnementales.
Ces différentes approches peuvent être regroupées sous le terme «Planification stratégique urbaine» ou «Stratégie de développement urbain» (SDV).
La pensée stratégique des villes a évolué vers une approche dans laquelle la participation des citoyens et l’analyse multidisciplinaire deviennent des éléments indispensables. Cette approche aboutit à un engagement moral à travers une charte de valeurs partagées par tous les citoyens, mais elle est aussi une boîte à outils permettant la planification, le montage financier des projets et la mise en œuvre des programmes.
La SDV, est en fait un processus par lequel les responsables municipaux, agissant en partenariat avec le secteur privé, la société civile, l’université et les organismes nationaux concernés, discutent de l’état de leur ville et des principaux enjeux et défis, et décident, à la lumière de ces concertations, des choix stratégiques à opérer et des actions prioritaires à mettre en œuvre pour promouvoir durablement le développement de la ville.
Cette approche aide les communautés à devenir aussi indépendantes que possible, à tirer le maximum de leurs propres ressources et opportunités. Elle ne reflète pas seulement l’engagement éthique de la ville, mais aide à concrétiser les bonnes intentions et les valeurs partagées à travers des investissements économiques, rentables et durables. Elles permettent, également, un développement qui conjugue croissance économique, bien-être social, bonne gouvernance et éthique environnementale et qui permet à la ville de se muer en un espace de bien-être où tout citoyen, quels que soient son âge, sa classe sociale, ses ressources économiques, aura une vie décente.
Ce processus a été déjà essayé et semble bien réussir dans les villes de Tunis, Sfax I et Sousse.
Après la révolution et avec la nouvelle politique démocratique qui donne la priorité aux villes intérieures, la majorité des villes objet de ce programme sont au sud et à l’intérieur du pays.
Un partenariat fort
Ce programme est une initiative de partenariat fort qui vise à favoriser l’aménagement urbain stratégique, à assurer une plus grande cohérence entre les activités des membres et des partenaires et à démontrer la valeur de la gouvernance locale participative en Tunisie.
Parmi ces institutions, le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG VNG), qui est une organisation internationale en conseil et développement auprès des institutions publiques internationales spécialisées dans la gouvernance et le développement local et qui offre des services de conseil en politiques et stratégies publiques, management et assistance technique.
Le CILG VNG aura le rôle principal dans la capitalisation, la diffusion, la mise en échelle, et ce, en plus de la coordination des actions à Béja et Sidi Bouzid.
La Cities Alliance, qui est une institution internationale dynamique opérant partout dans la monde, est engagée dans la réduction de la pauvreté et la promotion des villes dans le développement durable; elle participe à ce programme par le financement et la collaboration technique.
Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui joue un rôle essentiellement administratif, assure aussi la coordination des actions à Médenine et Tataouine.
La Med Cites, qui est un réseau des villes méditerranéennes pour l’assistance technique et environnemental, participe lui aussi à ce programme dans la planification urbaine stratégique et aussi la coordination des actions à Gabès et Kairouan.
La GIZ, l’agence de coopération technique allemande, qui est installée à Tunis depuis 1999, assure la formation d’experts pour le renforcement des coopérations régionales et sectorielles. Elle aura un rôle important dans la formation mais aussi la coordination des actions à Jendouba et Monastir.
La conception actuelle des villes tunisiennes ne leur permet pas de répondre aux défis importants auxquels elles sont confrontées.La Fédération nationale des villes tunisiennes (Fnvt) a lancé, fin 2016, un programme de renforcement des initiatives de planification urbaine stratégique dans 9 villes tunisiennes.Ce programme concerne au départ les villes de Béja, Gabès, Jendouba, Kairouan, Médenine, Monastir, Sidi Bouzid, et Tataouine, mais après des efforts menés par les autorités et les cadres techniques de la municipalité de La Soukra, cette belle ville-jardin de 130.000 habitants en fera aussi partie.
L’aménagement urbain en TunisieL’aménagement urbain a été toujours, et pendant des décennies, un simple urbanisme spatial, qui, avec le processus de croissance urbaine rapide, a causé des déséquilibres importants dans nos villes et lancé des défis à différents niveaux (territorial, économique, social et environnemental).De plus, ce phénomène, combiné à des structures politiques essentiellement centralisées, fait que nos villes sont aujourd’hui incapables de répondre aux défis importants auxquels elles sont confrontées.Ces villes doivent non seulement se prendre en charge, mais aussi jouer un rôle en tant qu’agent de développement local. Aussi, les besoins de décentralisation doivent-ils être davantage favorisés et promus pour parvenir à une bonne gouvernance et pour mieux répondre aux besoins de la population.En un demi-siècle, notre pays a connu des mutations extrêmes et des bouleversements très rapides à tous les plans. Face aux défis que connaissent nos villes, les instruments classiques de planification urbaine deviennent de moins en moins efficaces pour un développement urbain harmonieux et durable.
Les stratégies de développement urbainPour répondre aux limites des instruments classiques, il y a lieu, aujourd’hui, d’anticiper et de tirer le maximum de bénéfices des mutations en cours et des investissements réalisés, de promouvoir l’image de la ville à travers des plans de marketing et de lobbying et de développer des synergies intercommunales entre les dimensions économiques, infrastructurelles, sociales et environnementales.Ces différentes approches peuvent être regroupées sous le terme «Planification stratégique urbaine» ou «Stratégie de développement urbain» (SDV).La pensée stratégique des villes a évolué vers une approche dans laquelle la participation des citoyens et l’analyse multidisciplinaire deviennent des éléments indispensables. Cette approche aboutit à un engagement moral à travers une charte de valeurs partagées par tous les citoyens, mais elle est aussi une boîte à outils permettant la planification, le montage financier des projets et la mise en œuvre des programmes.La SDV, est en fait un processus par lequel les responsables municipaux, agissant en partenariat avec le secteur privé, la société civile, l’université et les organismes nationaux concernés, discutent de l’état de leur ville et des principaux enjeux et défis, et décident, à la lumière de ces concertations, des choix stratégiques à opérer et des actions prioritaires à mettre en œuvre pour promouvoir durablement le développement de la ville.Cette approche aide les communautés à devenir aussi indépendantes que possible, à tirer le maximum de leurs propres ressources et opportunités. Elle ne reflète pas seulement l’engagement éthique de la ville, mais aide à concrétiser les bonnes intentions et les valeurs partagées à travers des investissements économiques, rentables et durables. Elles permettent, également, un développement qui conjugue croissance économique, bien-être social, bonne gouvernance et éthique environnementale et qui permet à la ville de se muer en un espace de bien-être où tout citoyen, quels que soient son âge, sa classe sociale, ses ressources économiques, aura une vie décente.Ce processus a été déjà essayé et semble bien réussir dans les villes de Tunis, Sfax I et Sousse.Après la révolution et avec la nouvelle politique démocratique qui donne la priorité aux villes intérieures, la majorité des villes objet de ce programme sont au sud et à l’intérieur du pays.
Un partenariat fortCe programme est une initiative de partenariat fort qui vise à favoriser l’aménagement urbain stratégique, à assurer une plus grande cohérence entre les activités des membres et des partenaires et à démontrer la valeur de la gouvernance locale participative en Tunisie.Parmi ces institutions, le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG VNG), qui est une organisation internationale en conseil et développement auprès des institutions publiques internationales spécialisées dans la gouvernance et le développement local et qui offre des services de conseil en politiques et stratégies publiques, management et assistance technique.Le CILG VNG aura le rôle principal dans la capitalisation, la diffusion, la mise en échelle, et ce, en plus de la coordination des actions à Béja et Sidi Bouzid.La Cities Alliance, qui est une institution internationale dynamique opérant partout dans la monde, est engagée dans la réduction de la pauvreté et la promotion des villes dans le développement durable; elle participe à ce programme par le financement et la collaboration technique.Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui joue un rôle essentiellement administratif, assure aussi la coordination des actions à Médenine et Tataouine.La Med Cites, qui est un réseau des villes méditerranéennes pour l’assistance technique et environnemental, participe lui aussi à ce programme dans la planification urbaine stratégique et aussi la coordination des actions à Gabès et Kairouan.La GIZ, l’agence de coopération technique allemande, qui est installée à Tunis depuis 1999, assure la formation d’experts pour le renforcement des coopérations régionales et sectorielles. Elle aura un rôle important dans la formation mais aussi la coordination des actions à Jendouba et Monastir.

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